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  • New-York, 2002. Interpol défraie la chronique grâce à « Turn on the bright light », album qui propulse le groupe sur le devant de la scène internationale, à côté de leurs concitoyens des Strokes.

    En 2004 est franchi haut la main l’écueil du deuxieme album. Interpol confirme et s’affirme dans un style qui leur est propre.

    Quid du troisième album ? Voila près de trois ans que l’on attendait « Our love to Admire ». Après le sombre «Turn on the bright light », le plus énergique « Antics », quel pourrait être l’ambiance générale de la dernière galette du quatuor new-yorkais ?
    Paul Banks avait annoncé la couleur : le clavier ne se conterait pas d’accompagner mais jouerait bien un rôle à part entière dans la construction musicale…

    Pionneer to the falls entame les festivités. Ligne claire de guitare, sur laquelle viennent se greffer quelques notes de piano, une couche d’orgue à la « Next Exit » et la voix de Banks.
    Les parties instrumentales laissent place au champ, pour former un ensemble cohérent, où l’on se surprend à entendre des cuivres pour clôturer. Magistral.
    Passé cet introduction, nous avons droit à No in Threesome. Après une dizaine d’écoutes, je n’arrive pas à ne pas faire de filiation avec Arcade Fire - niveau purement instrumental.

    Vient ensuite Scale, guitares martiales et synthé toujours présent en arrière-plan, pour annoncer Heinrich Maneuver. Cette quatrième song c’est un peu celle qui va faire se trémousser dans les campings en ce mois d’août, celle qui s’insinue dans le crâne et qui donne envie de siffloter sur le chemin lors d’une ballade champêtre à vélo. Un concentré de ce qui fait le succès d’Antics.
    Passé cette claque, pas de répit puisque Mammoth est là pour nous cueillir à point. Morceau intense de bout en bout.
    La tension diminue avec Pace is the trick tandis que Rest my chemistry illustre bien, à mon sens, le virage léger opéré par le groupe. Intro instrumentale de plus d’1’20, les guitares étant précédées par un crescendo de sons auxquels Interpol ne nous avait pas habitués. Entre les deux s’intercalle All fired up et son jeu de guitare contrebalancée, nuancée par une discrète descente de basse.
    Who do you think et ses accords lancés comme des couteaux…
    Wrecking Ball est mon coup de cœur de l’album. Peut-être bien de l’année tiens. Un morceau d’une dimension surprenante, qui s’ouvre entièrement par un final à donner des frissons.
    Lighthouse clôt la setlist. Morceau lent, torturé. Pas spécialement agréable à première écoute mais qui mérite une chance, ne serait-ce que pour les légères incursions de cloches et de xylophone.

    Que retenir au final de « Our love to admire » ?

    Une logique d’ensemble qui lui confère une homogénéité : l’ordre des chansons est judicieux. Décor planté dès le début, par un morceau atmosphérique marquant la cassure par rapport aux réalisations précédentes. Une montée en puissance jusqu’au « tube » pour terminer par une descente vers l’aura de la Lightouse, point d’orgue et clin d’œil pour réaffirmer - comme si besoin était – une aisance sur tous types de tempos.

    On ajoute une pincée de nouvelles sonorités immanquables; des morceaux assez longs dans l’ensemble.

    « Our Love To Admire » n’est pas l’album qui vous réconciliera avec Interpol si vous n’avez pas aimé les précédents. Ce n’est pas le coup de foudre immédiat si vous découvrez le groupe. Ce n’est pas la claque immédiate à première vue mais attention, une fois l’album digéré, il ne retournera pas souvent sur l’étagère.

    Et pour ceux qui veulent, les Ricains seront à Paris le 21 novembre et à Forest le surlendemain.




    Tournai, 10 aout 2007

    1 Comments:

    At 19 août 2007 à 11:40, Anonymous Anonyme said...

    je t'ai retrouvé vieux ;)

     

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